Marketing Mobile : Une start-up française relance la géolocalisation des enfants

Les clients de l’opérateur Orange peuvent désormais localiser le mobile de leur enfant via un service proposé par Illico.net, une start-up parisienne. Un service de «géocontrôle parental» agrémenté par la Cnil.

La société française Ilico.net lance, sur le réseau d’Orange, un service de géolocalisation des enfants via leur téléphone mobile. Ce système de «géocontrôle parental» repose sur un principe simple: l’adulte s’inscrit à un service en ligne, baptisé «ootay», et y enregistre les nom et coordonnées téléphoniques de son enfant.

Pour le localiser, il accède ensuite à son espace dédié sécurisé (identifiant et mot de passe), via le Net ou sur un mobile compatible Wap ou iMode. En cliquant sur le nom de l’enfant, une requête est envoyée sur le réseau mobile d’Orange pour repérer le téléphone. En réponse, le parent reçoit une carte indiquant le périmètre géographique où se situe le mobile. Ce périmètre est représenté par un cercle de couleur.

Le service fonctionne sur toute la France avec une précision de 50 à 150 mètres en ville, et de 150 mètres à 3 kilomètres en zone rurale. La technique utilisée est dite Cell-ID. «Elle consiste à repérer l’antenne la plus proche du combiné puis à déduire la distance entre les deux équipements d’après la vitesse que mettent les données pour faire un aller-retour», explique à ZDNet.fr Patrick Chanudet, fondateur d’Ilico.net.

L’utilisateur ne paye pas d’abonnement mais achète des crédits de localisations. Il en coûte, par exemple, 4 euros pour cinq localisations. «Outre les enfants, ce système peut aussi fonctionner pour la localisation de personnes âgées», poursuit le responsable.

Un service contrôlé par la Cnil

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a validé le dossier Illico.net. Interrogé par ZDNet.fr, Thomas Dautieu, juriste à la Cnil, explique qu’«il n’y a pas de réglementation spécifique en France concernant la géolocalisation des enfants», contrairement à la Finlande qui s’est doté d’un cadre juridique spécifique. Les autorités y ont estimé que la responsabilité parentale primait et que la géolocalisation des enfants pouvait se faire sans leur consentement.

«En France, comme les autres services de géolocalisation, les principes à respecter sont: l’information des personnes, la possibilité d’exercer à tout moment son droit d’opposition et l’obtention préalable du consentement des personnes localisées.»

Dans le cadre du système d’Illico.net, cela se traduit par l’envoi initial, lors de l’inscription au service, d’un SMS à l’enfant afin qu’il donne son accord. Ensuite, chaque fois qu’il est localisé, il reçoit un SMS lui précisant par qui et quand l’opération a été effectuée. À l’inverse, l’envoi par l’enfant d’un SMS avec le mot «stop» à un numéro spécifique permet d’interrompre à tout moment le service.

Cette expérience de géocontrôle parental n’est pas la première menée en France. En 2003, Alcatel et Oberthur Card Systems avaient réalisé un test grandeur nature d’un service nommé Ange Gardien. Il géolocalisait par triangulation (traitement croisé de trois points du réseau) le mobile d’un enfant suivant un itinéraire prédéfini à la sortie de l’école. En cas d’anomalie, un SMS était envoyé aux parents.

Alcatel a abandonné le concept

Faute de débouchés commerciaux, le projet a été abandonné l’année suivante, explique Alcatel. «Pour l’instant nous avons mis ce type d’application en stand-by car le marché n’est pas encore là», confirme-t-on chez Oberthur Card Systems.

Le système d’Illico.net se distingue de ce premier projet. «Grâce la technologie Cell-ID, notre système est compatible avec tous les mobiles du marché. Alors que la triangulation nécessite l’utilisation d’une carte SIM spécifique, ce qui réduit le marché et rend cette technologie inexploitable auprès du grand public.» Et son business model est simple: les clients achètent des crédits de localisations à Illico.net, qui paye de son côté l’opérateur mobile pour exploiter son réseau, le temps de l’opération.

Créée en 2004 sur fonds propres, la start-up parisienne a également ouvert ses services depuis six mois en Angleterre avec Orange, Vodafone et O2; en Belgique avec Proximus (Belgacom); et en Allemagne avec ePlus. «Plusieurs milliers d’utilisateurs» ont été séduits, indique sans plus de détails Patrick Chanudet mais précise qu’en France, «des pilotes sont en cours avec d’autres opérateurs».

Dans le cadre d’un accord à portée mondiale, la solution ootay est également inscrite au catalogue de services que le constructeur Ericsson propose aux opérateurs en accompagnement de ses équipements.

Illico.net espère réaliser 250.000 euros de chiffre d’affaires cette année. Des revenus qu’il compte multiplier par cinq en 2007. La profitabilité est attendue dès la fin 2006.

http://www.ilico-net.com

http://www.ootay.com

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2 Réponses to “Marketing Mobile : Une start-up française relance la géolocalisation des enfants”

  1. tatoli Says:

    J’avais entendu parler à la TV d’un nouveau système de bracelet gps pour enfants en cas de disparition…

    Avez-vous des infos ?

  2. To Says:

    Il y a un concurrent qui permet en plus de le faire avec des portables orange et SFR ca s’appelle http://www.geofamily.fr

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